Procédure - Gestion des volumes logiques

Informations
- Mainteneur : MEDO Louis
- Date : 13/03/2026
- Documentation : IMDEO documentation technique
Objectif
Cette procédure explique comment étendre la capacité d'un volume logique (LVM) existant en intégrant un nouveau disque physique au système, ainsi que les étapes complètes pour créer, formater et rendre accessible un nouveau volume logique.
Sommaire
A. Ajouter de l'espace supplémentaire sur un volume LVM B. Créer un nouveau volume logique
A. Ajouter de l'espace supplémentaire sur un volume LVM
- Préparer le disque et étendre le groupe. Permet au système LVM d'utiliser le nouveau disque physique (ex:
/dev/sdb).
# Pour voir le point de montage de votre nouveau disque
sudo lsblk
# Initialiser le disque sur LVM
sudo pvcreate /dev/sdb
sudo vgextend vgsio1 /dev/sdb
pvcreate : Initialise le nouveau disque en tant que Volume Physique (Physical Volume).
vgextend : Ajoute ce volume physique au Groupe de Volumes (Volume Group) existant, ici nommé vgsio1.
- Voir les volumes LVM. Cette commande nous permet de voir le nom du volume que vous souhaitez augmenter ainsi que le chemin exact du volume.
lvdisplay : Affiche les propriétés détaillées des Volumes Logiques (nom, chemin, taille).
Exemple de résultat :
--- Logical volume ---
LV Path /dev/vgsio1/lvhome # Vous pouvez copier le chemin ici
LV Name lvhome
VG Name vgsio1
LV UUID oGwe50-UcEs-8Lim-UC2x-q2UB-rXj0-SHw0Tv
LV Write Access read/write
LV Creation host, time srv0, 2026-03-06 15:02:32 +0100
LV Status available
# open 1
LV Size <4,66 GiB
Current LE 1192
Segments 1
Allocation inherit
Read ahead sectors auto
- currently set to 4096
Block device 254:1
- Augmenter le volume LVM.
lvextend : Modifie la taille du Volume Logique pour l'agrandir.
-L +20G : Option pour ajouter exactement 20 Go d'espace supplémentaire.
- Redimensionner le système de fichiers. L'espace LVM est augmenté, mais le système de fichiers doit maintenant l'occuper.
Pour ext4 :
resize2fs : Étend le système de fichiers de type ext4 pour qu'il corresponde à la nouvelle taille du volume (pour un système XFS, utilisez xfs_growfs).
Pour BTRFS :
btrfs filesystem resize : Utilitaire spécifique à BTRFS permettant de modifier la taille du système de fichiers en direct (à chaud).
max : Paramètre indiquant au système de s'étendre pour occuper la totalité de l'espace libre nouvellement alloué au volume logique LVM.
/home : Le point de montage actif. Contrairement à resize2fs qui cible le chemin du périphérique matériel (/dev/gvsio1/lvhome), BTRFS applique son redimensionnement directement sur le dossier où le volume est monté.
B. Créer un nouveau volume logique
- Créer le volume logique. Alloue un nouvel espace dédié depuis le groupe de volumes existant.
lvcreate : Commande de création d'un nouveau Volume Logique.
-L 10G : Définit la taille du nouveau volume à 10 Go.
-n lvdata : Attribue le nom lvdata au volume.
vgsio1 : Cible le Groupe de Volumes parent où prendre l'espace.
- Formater le volume. Préparer la structure du stockage pour accueillir des données.
mkfs.ext4 : Formate (Make FileSystem) le volume brut avec le système de fichiers standard Linux ext4.
- Créer le point de montage et monter le volume. Rend l'espace de stockage utilisable par l'OS.
mkdir -p : Crée le répertoire cible /srv (l'option -p évite les erreurs si le dossier existe déjà).
mount : Attache temporairement le volume au répertoire, permettant d'y lire et écrire des fichiers.
- Ouvrir le fichier fstab. Ce fichier contient les volumes monter par défaut lors du démarrage du système.
fstab : permet de monter des partitions, des logical volumes, ou des partages réseaux automatiquement au démarrage.
- Ajouter le volume au fichier. Ajouter les lignes suivantes pour que le volume soit automatiquement monter au démarrage de la machine.
/dev/vgsio1/lvsrv : Le chemin de ton volume logique (tu peux aussi utiliser le UUID obtenu lors de ton formatage).
/srv : Le dossier cible (point de montage).
ext4 : Le type de système de fichiers que tu as appliqué avec mkfs.ext4.
defaults : Utilise les options standards (lecture/écriture, montage automatique au boot, etc.).
0 : Option pour l'utilitaire de sauvegarde dump (0 = désactivé).
2 : Ordre de vérification du disque par fsck au démarrage (2 = après la partition racine).
- Vérification. Tester que la configuration est bien appliqué sur le système.
mount -a (all) : Lit le fichier /etc/fstab et monte tout ce qui ne l'est pas encore. C'est une étape de sécurité indispensable : si la commande passe sans erreur, cela confirme que ta ligne dans fstab est correcte et que ton serveur redémarrera sans bloquer.